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Androsace des Alpes

Androsace des Alpes

Androsace alpina

Étage
Nival
Altitude
2200⁠–⁠4200 m
Floraison
juillet – août

Elle forme de petits coussins serrés, couverts de minuscules fleurs blanches à roses. Sa forme compacte garde la chaleur et l'humidité et résiste au vent. Elle pousse dans les éboulis et les rochers siliceux, de l'étage alpin jusque dans l'étage nival.

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Sur une moraine grise, loin au-dessus des derniers pâturages, un petit coussin vert sombre se cale entre deux blocs, piqué de fleurs roses au cœur jaune : c’est l’androsace des Alpes.

Description

Cette primulacée forme des coussins plats et serrés, parfois plus lâches, faits d’une multitude de rosettes. D’après Info Flora, ses feuilles ovales ou lancéolées mesurent 3 à 6 mm et portent, comme les pédoncules, des poils en étoile qui se divisent en deux à huit branches. Chaque fleur s’ouvre seule au bout de son pédoncule ; sa corolle, blanche ou rose, a une gorge jaune et des lobes arrondis. Le Parc national de la Vanoise lui donne une hauteur comprise entre 1 et 3 cm et des fleurs larges de 7 à 9 mm, dont la teinte va du blanc au pourpre.

Habitat

Elle ne vit que dans les Alpes, de la France jusqu’à l’Autriche. Le calcaire ne lui convient pas : Info Flora la cite dans les éboulis fins et les moraines aux sols qui en contiennent peu, à l’étage alpin. Elle a même donné son nom au milieu qui la caractérise, l’éboulis siliceux d’altitude, que les botanistes appellent Androsacion alpinae ; la renoncule des glaciers y pousse aussi. Ce port ramassé lui sert d’abri, explique le Parc national suisse : sous le dôme de ses feuilles, le vent ne passe pas, et la chaleur comme l’humidité y restent.

Cycle de vie

C’est une plante vivace, dont les pousses restent hors du sol d’une année à l’autre : Info Flora la classe parmi les chaméphytes. Elle fleurit en juillet et en août. Ses fleurs nombreuses attirent les insectes, et le parc de la Vanoise rappelle que bien des abeilles sauvages, qui vivent souvent en solitaires, butinent jusqu’à l’étage alpin. Une racine pivotante la tient fermement, même dans les éboulis qui bougent. Chez les plantes en coussin, note encore le Parc national suisse, les parties mortes se changent en humus à l’intérieur même du coussin.

En Suisse

La Confédération la protège entièrement, de même que Berne, Obwald, Uri, Glaris et le Tessin, d’après Info Flora. La Liste rouge la juge non menacée dans toutes les régions des Alpes ; elle manque au Jura comme au Plateau. De l’autre côté de la frontière, le parc de la Vanoise juge ses stations sûres dans les zones protégées, mais exposées ailleurs aux travaux d’aménagement, notamment pour le ski.

Sources : Info Flora, fiches de l’espèce et de la renoncule des glaciers ; Parc national suisse, document « Anpassung der Alpenpflanzen an ihren Lebensraum » ; Parc national de la Vanoise, dépliant « L’androsace des Alpes » (2024).